Interpréter l’enfant

Par | 2018-06-05T17:05:58+00:00 25 juin 2013|
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Quel titre donner à la prochaine Journée de l’Institut de l’Enfant qui se tiendra en 2015* ? Ce qui m’a guidé, c’est une chose très simple. Ayant passé beaucoup de temps, au cours de nombreuses années, pour arriver à ce que sorte le Séminaire vi de Lacan, mon idée a été qu’on allait tenir cette Journée à l’ombre, ou à la lumière du Désir et son interprétation [1].

On pourrait alors mettre : « L’enfant et son interprétation. » Ainsi jouerait-on sur l’équivoque : c’est l’enfant qui interprète le monde, et, en même temps, on l’interprète lui. À mon avis, cela donnerait une dispersion trop grande des travaux. Ma préférence a été de donner une direction claire afin que les travaux ne soient pas trop dispersés, et donc mettre le verbe à l’infinitif et son complément : Interpréter l’enfant. C’est simple et ce n’est pas courant. On n’utilise pas tellement Interpréter l’enfant parce qu’on n’est pas très sûr, avec l’enfant, qu’on interprète…

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* Intervention à la deuxième Journée de l’Institut de l’Enfant, Issy-les-Moulineaux, samedi 23 mars 2013.
(Extrait établi par Hervé Damase et Daniel Roy)

1. Lacan J., Le Séminaire, livre vi, Le désir et son interprétation, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Éditions de La Martinière, collection Le champ freudien, 2013.

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