Adolescents, sujets de désordre

Par | 2018-06-07T10:30:46+00:00 25 novembre 2016|
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Jean-Noël Donnart, Ariane Oger, Marie-Christine Ségalen (Auteurs) et Marie-Hélène Brousse, Philippe Lacadée, Laure Naveau et Daniel Roy (Contributeurs)

Novembre 2016

Déboussolés, décrocheurs, addicts aux jeux en ligne, en no life, « victimes » de harcèlement ou de phobie scolaire, ainsi se nomment les adolescents et leur(s) malaise(s) d’aujourd’hui. La profusion d’objets technologiques sur le marché, de réseaux interactifs, les nouvelles applis, la banalisation du porno, font entendre une exigence de satisfaction immédiate et illimitée. Le surinvestissement du corps – piercings, tatouages, scarifications, muscu, etc.  – tente de faire limite paradoxale à ce qui se présente comme une nouvelle économie pulsionnelle dans la « vraie vie ». L’objet à portée de main et de clics impacte la parole et ses embrouilles…

De toujours l’adolescent est sujet de désordre : désordre qu’il produit comme celui qu’il éprouve, dans sa pensée, son corps et ses liens. Comment accueillir le charivari de la nouvelle génération, porteuse d’espoir, tout comme de « ce qui choque » ? Ce désordre se manifeste sous forme de ruptures soudaines, de replis sur soi, de dérives mortifères, mais produit aussi bien des trouvailles, des formules inédites. Ainsi peut-il porter en lui sa part d’invention s’il est entendu comme signe de ce qui ne peut se dire, se traduire, se formuler aisément.

Que nous apprennent les adolescents aujourd’hui ?

À partir d’une expérience menée en centre médico-psycho-pédagogique (CMPP), nous nous proposons, à la lumière de la psychanalyse de Freud et de Lacan, de donner ici un aperçu de cette clinique, de la rencontre avec ces nouveaux styles de vie et de discours. S’engager comme partenaire, en s’orientant de la boussole de l’inconscient, ouvre à nombre de jeunes, rétifs à la parole, de nouveaux circuits vers un plus-de-vie et de désir.

Dans la dernière partie de l’ouvrage, Résonances et perspectives, Marie-Hélène Brousse, Philippe Lacadée, Laure Naveau et Daniel Roy, psychanalystes, membres de l’École de la Cause freudienne, ont accepté d’apporter un éclairage sur ces questions contemporaines.

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