Un message de la HAS
Le 31 mars 2026, le collège des experts de la HAS a tenu un webinaire à l’attention du public pour présenter les nouvelles recommandations de bonnes pratiques pour le TSA enfants & adolescents, publiées le 12 février 2026.
Dans un langage convenu, l’accent a été porté sur ce qu’il faut suivre : les approches développementales et comportementales, ainsi que la CAA (communication alternative et améliorée), prônée comme démarche globale et incontournable du fait du droit à communiquer.
Appliquée avec des outils et des systèmes de communication tels que les pictogrammes, Makaton, ou encore des applications numériques, la CAA, d’après la HAS, permet de « communiquer partout et tout le temps […], d’exprimer toutes sortes de messages((HAS, Troubles du spectre de l’autisme : intervention et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent, janvier 2026, p. 65.))».
Toutes sortes de messages…
Un moment inattendu, mais édifiant, surgit quand les experts osent enfin aborder la question des méthodes « non recommandées ». Amaria Baghdadli, psychiatre et co-présidente du groupe de pilotage, invite Sophie Biette, à « s’exprimer sur ce point ». L’intervenante choisie, également co-présidente comme « usagère du système de santé » et présidente d’ADAPEILA((ADAPEILA, nouveau nom de l’ADAPEI de Loire-Atlantique, association militante de parents et d’amis pour les droits « des personnes handicapées intellectuelles, autistes, handicapées psychiques et polyhandicapées et leur famille ».)), questionne alors s’il s’agit de « prononce[r] le mot de psychanalyse ». Quelques phrases plus loin, sur le point de dire « non recommandées », son propos achoppe sur un « non perm… » qui lui échappe et qu’elle rattrape in extremis, dévoilant par ce lapsus la volonté sous-jacente du collège de la HAS : que la psychanalyse et autres méthodes non recommandées ne soient plus permises. En ratant, ça réussit, le message est passé !