Adolescents, sujets de désordre

Jean-Noël Donnart, Ariane Oger, Marie-Christine Ségalen (Auteurs) et Marie-Hélène Brousse, Philippe Lacadée, Laure Naveau et Daniel Roy (Contributeurs)

Novembre 2016

Déboussolés, décro­cheurs, addicts aux jeux en ligne, en no life, « vic­times » de har­cè­le­ment ou de pho­bie sco­laire, ainsi se nomment les ado­les­cents et leur(s) malaise(s) d’aujourd’hui. La pro­fu­sion d’ob­jets tech­no­lo­giques sur le mar­ché, de réseaux inter­ac­tifs, les nou­velles applis, la bana­li­sa­tion du porno, font entendre une exi­gence de satis­fac­tion immé­diate et illi­mi­tée. Le surin­ves­tis­se­ment du corps – pier­cings, tatouages, sca­ri­fi­ca­tions, muscu, etc.  – tente de faire limite para­doxale à ce qui se pré­sente comme une nou­velle éco­no­mie pul­sion­nelle dans la « vraie vie ». L’objet à por­tée de main et de clics impacte la parole et ses embrouilles…

De tou­jours l’adolescent est sujet de désordre : désordre qu’il pro­duit comme celui qu’il éprouve, dans sa pen­sée, son corps et ses liens. Comment accueillir le cha­ri­vari de la nou­velle géné­ra­tion, por­teuse d’espoir, tout comme de « ce qui choque » ? Ce désordre se mani­feste sous forme de rup­tures sou­daines, de replis sur soi, de dérives mor­ti­fères, mais pro­duit aussi bien des trou­vailles, des for­mules inédites. Ainsi peut-il por­ter en lui sa part d’invention s’il est entendu comme signe de ce qui ne peut se dire, se tra­duire, se for­mu­ler aisé­ment.

Que nous apprennent les ado­les­cents aujourd’hui ?

À par­tir d’une expé­rience menée en centre médico-psycho-pédagogique (CMPP), nous nous pro­po­sons, à la lumière de la psy­cha­na­lyse de Freud et de Lacan, de don­ner ici un aperçu de cette cli­nique, de la ren­contre avec ces nou­veaux styles de vie et de dis­cours. S’engager comme par­te­naire, en s’orientant de la bous­sole de l’inconscient, ouvre à nombre de jeunes, rétifs à la parole, de nou­veaux cir­cuits vers un plus-de-vie et de désir.

Dans la der­nière par­tie de l’ouvrage, Résonances et pers­pec­tives, Marie-Hélène Brousse, Philippe Lacadée, Laure Naveau et Daniel Roy, psy­cha­na­lystes, membres de l’École de la Cause freu­dienne, ont accepté d’apporter un éclai­rage sur ces ques­tions contem­po­raines.

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