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Errances et répétition

Le laboratoire Le pari de l’a-conversation

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Le labo­ra­toire Le pari de l’a-conversation pro­pose une conversation

avec Fabian FAJNWAKS, psy­cha­na­lyste, membre de l’ECF

Mercredi 11 février 2026 à 21h

Lacan a arti­cu­lé errance et répé­ti­tion en notant que la racine éty­mo­lo­gique du verbe errer est le mot latin error – erreur[1]Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 13 novembre 1973, inédit., mais il y apporte une pré­ci­sion : « Errer résulte de la conver­gence de error avec quelque chose qui n’a stric­te­ment rien à faire et qui est appa­ren­té à cette erre qui est le rap­port avec le verbe ite­rare. lte­rare est là uni­que­ment pour iter, ce qui veut dire voyage ».
Mais il nous met en garde contre « ce faux ami ite­rare qui n’a rien à faire avec un voyage, puisque ça veut dire répé­ter, de ite­rum ». Ainsi, dans l’er­rance, la répé­ti­tion est à débus­quer, por­tant la signa­ture de la recherche de quelque chose de refu­ser de par­tout, d’un amour abso­lu, donc impos­sible, d’un lieu inac­ces­sible, sans cesse repor­té, dépla­cé, car incon­nu. Que nous indique la posi­tion du jeune quand il rompt tout lien social pour vivre une errance visible dans des actes aus­si pro­vo­ca­teurs que déses­pé­rés ? Au-delà de ce que le monde contem­po­rain pour­rait sai­sir dans une unique dimen­sion com­por­te­men­tale, ou comme un fait socio­lo­gique, la psy­cha­na­lyse d’o­rien­ta­tion laca­nienne per­met de rendre compte que des errances, il n’y en a que de singulières. 

D’une errance inté­rieure œuvrant à bas bruit, mas­quée comme s’il s’a­gis­sait de se sépa­rer de quelque chose en soi d’in­sup­por­table, celle de celui qui ne pense exis­ter que dans son refus iro­nique du monde des sem­blants, celle qui rejette la tra­di­tion de celui qui veut chan­ger la vie, jus­qu’à celle de celui qui ouvre la fenêtre d’un écran et se pro­jette dans des images ou autres ava­tars voi­lant l’i­ma­gi­naire tou­jours si sin­gu­lier, l’er­rant entend gar­der ses « cou­dées franches », se refu­sant à l’a­lié­na­tion de la cap­ture de l’Autre et, par voie de consé­quence, peut se trou­ver condam­né à errer.

Certains l’a­gissent au nom de la liber­té, la cher­chant de façon éper­due hors-discours dudit sens com­mun. Ce qui peut les pous­ser au-delà de l’er­reur, dans la répé­ti­tion du réel indi­cible qui est bien ce qui mène à l’er­rance comme sœur de la répé­ti­tion, dont le cœur
est la jouis­sance. Fugues, rejets de l’é­cole, de la famille et errances ne sont pas que des symp­tômes de com­pro­mis, reflet de ten­sions internes, mais plu­tôt des pra­tiques de rup­ture dont il importe aux par­te­naires de dis­ci­plines dif­fé­rentes de savoir en déchif­frer la pan­to­mime sin­gu­lière plu­tôt que de vou­loir les chif­frer par des pré­di­cats classificatoires.

 

Renseignements et ins­crip­tions :

Visioconférence ouverte au public

leparidelaconversation@gmail.com

 

 

Notes

Notes
1 Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 13 novembre 1973, inédit.

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