Journée clinique avec
Christine MAUGIN, psychanalyste, membre de l’ECF
Samedi 26 septembre 2026 de 10h30 à 17h
Cette année, dans la perspective des 9èmes Journées de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant, le groupe a criatura, a choisi d’orienter son travail sur le déchaînement de la pulsion orale chez l’enfant.
Dès ses premiers écrits, Freud évoque l’oralité, qualifiant le stade oral de premier stade du développement de l’enfant. En effet, dès sa naissance, le nouveau-né tête et l’objet oral sera lié à la première satisfaction constitutive d’une première inscription, d’une trace mnésique.
La satisfaction est selon Freud [1]Freud S., Esquisse d’une psychologie scientifique » (1895), La naissance de la psychanalyse, Paris, PUF, 6ème éd., 1991., le premier temps de la constitution de l’objet du désir.
Lorsque la tension survient de nouveau, Freud qualifie le second temps d’« hallucination de l’objet ». Ce temps permet au sujet de ne pas être confronté à l’absence de l’objet.
Le troisième temps est celui de la quête d’un nouvel objet visant à satisfaire la pulsion orale, plusieurs se succèdent, le premier objet étant définitivement perdu.
Bien que plus d’un siècle nous sépare de ce texte de Freud, il n’en reste pas moins d’actualité du fait de la primauté de la pulsion orale qui peut prendre des formes symptomatiques diverses, comme nous pouvons le constater dans notre clinique ainsi que dans la vie quotidienne.
Par la suite, Lacan a mis en valeur la réversibilité de la pulsion, éclairant ainsi les différentes déclinaisons de son déchainement dans la clinique : du mutisme au trop de parole, du manger trop au manger rien, etc. Il arrive également que le sujet ait affaire à un autre dévorant, ou encore qu’il se trouve aux prises avec un déchainement sans limite, du côté des substances dites toxiques (alcool, drogue, etc).
La question qui se pose alors concerne l’accueil et l’accompagnement de ces sujets.
À travers la présentation de cas cliniques, nous verrons comment le praticien orienté par la psychanalyse, permet au sujet la construction d’un rapport plus pacifié, là où il était en prise directe avec le désordre de la pulsion orale.
L’après-midi, une conférence de Christine Maugin, Psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP, apportera un éclairage théorique à cette journée.
Argument rédigé par Christel Pellegrini et Jennifer Abraïni
Lieu :
Hôtel Best Western
20 Boulevard Georges Pompidou
20090 Ajaccio
Participation aux frais :
25 euros
10 euros – étudiants et demandeurs d’emploi
Renseignements et inscriptions :
acf.dr-restonica@causefreudienne.org

